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Elements d’un projet EMS

Un projet EMS est d’abord un projet informatique, il convient donc de respecter pour ce type de projets les démarches et jalons classiques du recueil des besoins à la recette. Ceci dit, au vu de l’architecture et de la nature d’un EMS, ces quelques lignes attirent l’attention sur quelques spécificités des projets EMS auquelles il est important de faire attention.

Les éléments d’un projet EMS

L’étude d’un projet EMS doit prendre en compte :

  • La mise en place des appareils et équipements intelligents pour remonter l’information.

  • L’eventuel interfaçage avec l’existant.

  • La fourniture des contrôleurs locaux, leure installation et leure maintenance.

  • La mise à disposition du serveur central:

    • Soit la fourniture, installation et maintenance sur l’intranet de l’entreprise.

    • Soit l’abonnement pour l’accès au serveur central sur le cloud.

  • La connexion réseau pour accéder au serveur central ou internet si le serveur central est chez le fournissuer EMS.

  • La connexion locale entre appareils intelligents et les controlleurs locaux (installation du réseau filaire ou sans fil, étude de la qualité du courant porteur …).

Les risques projet spécifiques à l’EMS

Tout d’abord, il faut analyser l’impact sur la continuité d’activité, surtoût quand le système ne fait pas que de la collecte passive d’information  :

  • Que se passe-t-il si le serveur central ne répond plus ou en cas de coupure de connexion? 

  • Que se passe-t-il si le controlleur local est en panne ?

Dans ces deux cas, il faut s’assurer que l’on peut continuer à travailler même si l’utilisation de l’énergie n’est pas optimisée. Un mode dégradé « hors connexion » doit donc être en place.

Ensuite il faut penser à la réversibilité : à quel point mon activité devient dépendante du fournisseur, quel impact si le fournisseur venait à arrêter son offre :

  • Pourrais-je continuer à travailler? 

  • L’offre est-elle assez ouverte pour basculer chez un autre ? 

  • Que dois-je refaire dans ce cas ? Juste le serveur central  ? Rempalcer les contrôleurs ? Racheter aussi tous les capteurs mis en place ?

La réversibilité mérite d’être étudiée non seulement pour maîtriser le risque d’arrêt d’activité du fournisseur mais surtoût pour éviter trop de dépendance vis à vis du fournisseur. Il faut en effet privilégier les offres ouvertes et se méfier des offres intentionellement « opaques ».

Enfin il y a le risque de sécurité :

  • Sécurité des données: quand les données sont remontées sur le serveur du fournisseur. Si les données sont sensibles, s’assurer qu’elles sont stockées et utilisées dans de bonnes conditions.

  • Sécurité physique: la possibilité que le système soit piraté et quel impact cela a. Il faut donc s’assurer que les protocoles d’échange sont sécurisés et authentifiés et s’assurer que le fournisseur propose aussi, dans le cadre de sa maintenance la mise à jour des composants (surtout les contrôleurs locaux) pour corriger les failles de sécurité.

Architecture technique d’un Système EMS

L'objectif d'un EMS est d'optimiser l'utilisation d'énergie de systèmes phyisques, un EMS est donc toujours une brique logicielle qui doit interagir avec le monde réel pour former un  "cyber-phyisical-system". Dans ce type de systèmes l'interaction entre le logique et physique se fait à travers deux types d'interfaces : les capteurs et les actuateurs. Les premiers remontent une information (ex. consommation instantannée d'énergie) à partir d'un objet physique vers un programme, Les seconds appliquent physiquement les consignes d'un programme (ex. arrêter / mettre en marche un climatiseur).

Les capteurs et actuateurs sont déployés directements à l'endroit ou le processus phyisque se produit. Pour permettre une contrôle centralisé, les capteurs vont remonter l'information jusqu'à un système central qui va collecter, croiser et analyser les informations, calculer un fonctionnement optimal et renvoyer aux actuateurs des commandes pour optimiser le fonctionnement. 

EMS une application Internet of Things

 

Plusieurs approches sont possibles pour ce type de systèmes, les plus modèrnes vont se baser sur une architecture IoT (internet of things). La gestion des données se fait alors sur le cloud et l'échange de données avec le système central passe par le réseau IP: internet ou intranet.

Concrêtement, il un serveur central doit être installé soit sur le site de l'entreprise soit sur le site du fournisseur (dans le cloud) et sur le terrain : 

  • soit des appareils intelligents, capables d'échanger des informations et des commandes avec le cloud (machines industrielle, équipement "nativement" intelligent, smartphones …)

  • soit des "add-on" permettant d'observer et contrôler les appareils existants. Les plus simples étant par exemple les prises et interrupteurs connectés et les compteurs intélligents.

  • soit, des postes de saisie (un smartphone par exemple). Un opérateur relève alors les informations terrain et reçois les instructions via ce poste.

Optimisation de coût et performace

Dana les systèmes IoT, il est possible que l'appareil intélligent se connecte directement au serveur, mais il s'agit d'un cas très rare : l'électronique pour se connecter à internet coute cher, sans compter l'éventuel abonnement internet sans fil et les risques de sécurité. La reference est donc la mise en place d'un controllereur local (edge controller). Il s'agit d'un boitier, installé sur site, connecté à internet pour échanger avec le serveur central et connecté aux appareils intelligents par des connexions moins coûteuses (blutooth, zigbee, courant porteur …). Ce boitier est en général fourni par le fournisseur de solution EMS et fonctionne en boite noire : l'entreprise n'a pas besoin de l'administrer. Dans des déploiement très larges, plusieurs controlleurs locaux sont mis en place. Parfois, une simple application sur une tablette ou smartphone peut jouer ce rôle.

L'edge-controller permet aussi de jouer plus actif dans un système de contrôle hierarchique, mais le besoin d'une telle fonction est rare pour les applications EMS. 

Et le SCADA ?

Le SCADA (ou Supervisory Control And Data Acquision) est un système qui s'est développé à partir des années 60 et qui a permis, avec les moyens de l'époque, de superviser et contrôler de façons centralisée des usines, des infrastructures, et plus tard, des batiments. Le SCADA a l'avantage et les défauts du "first-mover" : il est en effet  largement déployé, fiable et mature mais en même temps pas assez ouvert: les systèmes SCADA ne sont pas faciles à intégrer avec d'autres applications. 

On pourrait techniquement créer un EMS autour d'un SCADA, mais il y a tellement d'écarts entre les deux types de systèmes qu'il faut bien étudier avant de faire ce choix. Il faut notamment penser à :

  • L'historisation des données : Il faudrait mettre en place une historisation à long terme des données: un EMS doit permettre une analyse sur le long terme, le SCADA est d'abord conçu pour superviser et contrôler en temps réel. 

  • Les IHM d'analyse : les IHM SCADA ne sont pas construites pour de l'analyse à long terme, il faut donc prévoir la construction d'IHM spécifiques permettant d'exploiter les données historiques.

  • Généraliser l'accès aux données : Il faut aussi prendre en compte qu'un logiciel EMS n'est pas sensé être exploité uniquement depuis un "centre de contrôle" mais partout en entreprise : la direction financière pour contrôler ses factures, la direction technique pour détecter les dérives techniques, et tous les employés en général pour adopter un comportement moins énergivore.

  • Étendre le déploiement SCADA : un SCADA n'étant pas déployé pour optimiser l'utilisation de l'énergie, il faut aussi à des niveau plus bas ajouter de nouveaux capteurs et contrôleurs et les interfacer avec le SCADA pour remonter la bonne information, d'autant plus la gestion d'énergie ne concerne pas que l'usine mais tout les points de consommation y compris les bureaux, les entrepôts …

Construire un EMS basé sur SCADA serait techniquement possible mais il nécessite un effort de développement tel qu'il est souvent plus judicieux d'utiliser un EMS conçu autour d'une architecutre IoT et éventuellement l'interfacer avec le SCADA existant.

Comment utiliser son logiciel de gestion d’energie pour : maitriser sa facture électrique, l’optimiser puis saisir les nouvelles opportunites

La mise en oeuvre d'un logiciel de gestion d'energie (EMS) a pour but d'optimiser l'utilisation de l'énergie et mieux réagir à sa facture électrique.  Qu'entend-t-on par "optimiser l'utilisation de l'énergie" ? Pour répondre, nous avons distingué 3 niveaux : Comprendre et maîtriser sa facture, Optimiser sa consommation et enfin saisir les nouvelles opportunités. Pour chaque niveau nous détaillons les fonctions clé du logiciel EMS qui permettent de l'atteindre.

Le niveau 0 : Comprendre et maîtriser sa facture 

Les producteurs et distributeurs d'énergie ont besoin d'optimiser leur production et et effacer les pics de consommation. Pour cela, la facture énergétique se complexifie de plus en plus pour inciter les consommateurs à optimiser et adapter leur utilisation de l'énergie. Dans se contexte se posent alors des questions importantes :

  • Ma facture est-elle juste ?

  • Quel contrat ou fournisseur sera le meilleur pour mon besoin ? 

Mettre en oeuvre un EMS capable d'enregistrer l'historique détaillé de l'utilisation de l'énergie au sein de l'organisation permet de répondre à ces questions. 

En effet, l'enregistrement heure par heure de la consommation permet de vérifier les pics de consommations et ses caractéristiques et permet ainsi de valider la facture. 

De plus, le nombre de fournisseurs et de types de contrats de fourniture d'énergie se diversifient. Choisir le bon fournisseur et le bon contrat devient crucial. Pour cela il faut pouvoir prédire les paramètres de tarification proposés dans le contrat : pic de puissance, quantité et heure de consommation, dépassement de puissance souscrite, puissance réactive consommée …. Un EMS fournissant des courbes de charges au quart d'heure avec les caractéristiques nécessaires permet de simuler ces contrats sur l'historique de consommation pour faire le choix le plus optimal. 

Le niveau 1 : Améliorer sa performance énergétique

Qu'est ce qui explique tel ou tel pic de coût ? Puis-je le décaler ? Comment éviter tel dépassement de puissance souscrite ?

Certains EMS permettent de remonter des courbes de charge désagrégées, ainsi, site par site, atelier par atelier, voir machine par machine, l'industriel peut suivre la consommation d'énergie et comprendre ce qui a causé un pic de charge. A partir de cette analyse, il peut agir pour l'éviter. En effet, de gros coûts pourraient être évités en décalant des productions ou en ordonnançant autrement le travail.

En plus les EMS qui remontent l'information en temps réel et qui ont des règles d'alerte push, permettent d'avertir de l'atteinte de certains seuils pour permettre de façon pro-active de mener des actions d'optimisation.

Enfin, les EMS les plus avancés ayant une fonction d'actuation,  agissent eux même sur les sources de consommation pour optimiser l'usage de l'énergie. Il peuvent ainsi modifier la température de consigne d'une climatisation, adapter la cadence d'une machine, ou encore mettre en veille un serveur de façon automatique pour réduire le gaspillage et effacer les pics.

Le niveau 3 : Saisir les nouvelles opportunités

L'énergie est un secteur d'avenir, bien connaitre et maîtriser son profil de consommation est alors clé pour pouvoir saisir les nouvelles opportunités qui s'ouvrent.

Tout d'abord, l'ouverture à la concurrence de la production de l'énergie permet de trouver de nouveaux fournisseurs et négocier de nouveaux contrats. Connaitre avec précision quand et combien d'énergie mon entreprise consomme est donc clé pour un sourcing optimisé.

Par la suite, l'accès aux marchés spot d'énergie s'ouvre de plus en plus, là aussi, un EMS capable de rapidement adapter son profil de consommation permet un optimisation de l'achat de l'énergie.

Enfin, l'intégration des énergies intermittente augmente le besoin en services auxiliaires d'effacement, cela consiste à offrire une prime en contre partie de la baisse de consommation dans une periode de pique donnée. Souvent, la contre partie est une pénalité très couteuse si l'engagement n'est pas respecté. Là aussi, connaitre sa consommation dans le détail et pouvoir la maîtriser à tout moment permet de prendre de tels engagements et saisir de telles opportunités.

Bien entendu, certaines de ces opportunités sont encore embryonnaires, ou tributaires d'une évolution sociale et réglementaire encore longue, mais la machine est en marche et profiter de ce délais pour mettre en place les outils pour maitriser son utilisation de l'énergie permet de prendre un avantage compétitif.

Gestion d’énergie en entreprise, au delà de payer sa facture : savoir y réagir

La production électrique prends une part de plus en plus importante dans le mix énergétique mondial comme énergie finale au moment même où il devient nécessaire aux producteurs d'abandonner des sources classiques pour des sources plus propres et durables. Dans ce contexte, il devient nécessaire d'impliquer les consommateurs industriels et privés pour maintenir l'équilibre la production/consommation. Cela se traduit par le signal-prix, ou plus simplement dit, à travers la facture d'électricité. 

Le but n'est pas de payer plus, mais de consommer plus intelligemment

Quand on crée des heures de pointe où le prix du KWh est plus cher, l'objectif du producteur n'est pas de faire payer plus le consommateur mais plutôt de l'inciter à déplacer sa consommation d'énergie à un autre heure. Ainsi un tarif plus élevé à 20h devrais inciter un industriel à faire son soudage en journée et montage en soirée, ou un bureau d'étude à éteindre le chauffage électrique hors heures de bureau.

Une production plus difficile à contrôler

L'intégration des renouvelables est inéluctable, et cela vient avec des challenges nouveaux pour le producteurs dont :

  • L'augmentation de l'intermittence : la production va ainsi varier en fonction des conditions climatiques : en fonction du vent ou de la densité de nuages, une éolienne ou un panneau photovoltaïque ne produiront pas autant.

  • La réduction de la contrôlabilité : Autant il y a "un bouton qu'on peut tourner" pour faire produire à une centrale au gaz plus ou moins. Il n'y a pas de bouton pour faire plus de soleil ou plus de vent. Le sources renouvelables sont donc moins contrôlables que les sources classique.

Dans ce contexte, le stockage massif est une option option pour maintenir l'équilibre production/consommation, l'idée serait de stocker la surproduction d'électricité pour la réinjecter dans le réseau quand la production ne couvre plus le besoin. Au vu des technologies disponibles aujourd'hui, cette option a un coût financier et surtout écologique très élevé. 

Une consommation plus active nécessaire

Il devient donc important d'impliquer le consommateur dans l'équilibre production/consommation. Cela commence par l'inciter (financièrement) à adapter sa consommation. Par exemple en retardant l'utilisation de certaines machines à des heures creuses. 

Au delà, le consommateur est aussi invité à participer à l'effort de production, par exemple en mettant en place ses propres panneaux photovoltaïques pour produire une partie de son besoin. 

Nous ne sommes donc plus dans un modèle où un producteur produit de l'électricité et la revends mais bien dans un modèle où le consommateur est aussi appelé à réagir de façon proactive au contexte de production et adapter son organisation de travail en fonction de ce contexte. 

Une démarche de gestion d'énergie nécessaire

De plus en plus, la facture électrique se complexifie, de plus en plus aussi les contraintes légales et fiscales liées à l'émission de CO2 s'intensifient, et de plus en plus des nouvelles opportunités liés à l'ouverture des marchés spot de l'électricité et aux services auxiliaires s'ouvrent. 

Un industriel se doit donc de maîtriser l'aspect énergétique de ces processus et d'intégrer ce volet dans ses décisions. De la même manière qu'une direction financière analyse l'aspect financier et une direction technique maîtrise les aspects techniques, une organisation doit être mise en oeuvre pour gérer l'aspect énergétiques et les démarche de gestion d'énergie (EMS) sont là pour l'aider à mettre cela en place.

Energy Management Systems, logiciels et démarches

Energy Management System (EMS) peut faire référence soit à des démarches organisationnelles d’optimisation de la gestion de l’énergie soit aux logiciels et systèmes informatiques permettant de mettre en oeuvre ces démarches.

Les Démarches EMS :

Le terme EMS (ou EnMS) peut faire référence à une démarche conduite au sein d’une organisation pour améliorer en continu son efficacité énergétique. Il s’agit donc de s’organiser pour mesurer le détail de la consommation d’énergie d’une entreprise, identifier les leviers d’amélioration, planifier ces améliorations et les exécuter puis réévaluer, en continu. La norme ISO 50001 sur l’Energie Management est un standard qui pourrait être pris comme guide pour ce type de démarches. 

https://www.youtube.com/watch?v=Pq8-pcTr1rc

 

Le terme EMS peut aussi des fois faire référence à la démarche qu’entreprend un producteur d’énergie pour répondre à la demande de la façon la plus optimale. Ce producteur peut être de toute taille : de l’autoproduction pour un foyer ou une entreprise jusqu’au réseau national en passant par les échelles intermédiaires de Micro-grid ou de Virtual Power Plant. Il s’agit donc de l’organisation et des règles pour :

  • Choisir de produire ou de faire appel au marché.

  • Choisir sur quel moyens produire.

  • Choisir de stocker ou revendre la sur-production.

  • Investir de nouveaux moyens de production.

  • Planifier la maintenance des moyens de production et transport.

Les EMS en tant que systèmes informatiques

Le terme EMS en parlant de systèmes informatiques fait référence en général à des Systèmes Informatiques qui viennent en support des démarches EMS ci dessous. 

Le plus souvent, ce terme va faire référence à des systèmes logiciels qui permettent à une organisation de mesurer le détail de sa consommation d’énergie, en analyser les causes et suivre son évolution en temps réel. Ils comprennent aussi parfois des fonctions plus ou moins avancées pour piloter cette consommation, mais cela est très dépendant de l’existence d’appareils intelligents capables de recevoir et traiter les instructions de l’EMS. Dans cette catégorie d’EMS s’inscrivent aussi les logiciels de Building Energy Management (BEM), ce sont des EMS spécialisés dans la gestion d’énergie au niveau bâtiment. Ces logiciels optimisent l’éclairage, le chauffage, la climatisation et peuvent aussi gérer l’autoproduction, le stockage local d’énergie … C’est certainement un type d’EMS pertinent pour le secteur résidentiel ou tertiaire.

Au delà de ces logiciels supportant les démarges EMS au niveau opérationnel ou managérial, d’autre systèmes informations peuvent venir en support à un niveau plus stratégique ou plus technique. Cela peut être :

  • Des logiciels d’aide à la décision pour faire les choix à long terme dans un contexte énergétique mondial et local en mutation.

  • Des logiciels de conception et d’ingénierie pour concevoir des systèmes énergétiques stables et optimisés, surtout quand il s’agit d’intégrer des énergies renouvelables, de la mobilité électrique, des marchés locaux d’énergie ou de services auxiliaires.

  • Des logiciels de contrôle pour maintenir la stabilité des réseaux électriques, surtout les réseaux à petit échelle, surtout en cas d’absence de connexion à un réseau national ou de défaillance de ce réseau.

  • Des logiciels de simulation économique et d’optimisation pour aider aux choix opérationnels au jour le jour, notamment dans un marché énergétique ouvert.

  

 

Recrutement et rétention d’éducateurs en milieu rural

La qualité de l'enseignant est considérée comme un élément clé de la réussite scolaire des élèves, or recruter et retenir des éducateurs de qualité dans les milieux ruraux victimes d'éloignement et de pauvreté est un challenge. L'objet de ce billet est de synthétiser des éléments de la littérature académique abordant les difficultés de recrutement et de rétention d'éducateurs en milieu rural. Afin de se faire une idée plus claire de l'ampleur du défi et partager des expériences pour inspirer une action et des choix efficaces. 

Différentes études relatent des difficultés auxquelles font face les éducateurs en milieu rural (Sargent & Hannum, 2005) (Collins,1999) (Howley & Howley, B., 2005). Elles peuvent aussi bien être d'ordre professionnel mais aussi personnel et social, elles sont liées à :

  1. L'éloignement de leur lieu d'origine 
  2. La situation de l'enseignant: le fait d'être plus jeune, d'être male, d'être célibataire, d'être plus qualifié réduisent la satisfaction des éducteurs en milieu rural.
  3. L'isolation, et le manque d'interaction avec les collègues, accentuée par le décalage culturel avec la communauté locale (Sargent & Hannum, 2005) et le manque de moyens de transport et de communications (Sargent & Hannum, 2005)(Howley & Howley, B., 2005)
  4. La charge de travail, typiquement dans le cas de classes multi-niveau, surtout dans les cas ou des préparations ou taches spécifiques doivent être réalisées hors temps scolaires.
  5. La question du salaire est un grand élément d'insatisfaction qui est accentué en milieu rural par le coût élevé de la vie et par le manque d'opportunité de travail complémentaire comme les cours de soutien.
  6. Manque de moyens et de ressources de l'école.
  7. Difficulté de trouver un compagnon pour les célibataires.

Il ressort de la revue de littérature que ces difficultés sont rencontrées aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés, bien que l'acuité des problèmes diffère d'un milieu à l'autre. Ainsi, dans les pays en développement, le problème peut être accentué par une vie rurale plus dure, mais dans les payes développés un défi supplémentaire provient de l'abondance d'opportunités plus intéressantes en ville.

En contre partie, certains éléments positifs du travail en milieux rural que les éducateurs apprécient sont selon (Collins,1999):

  1. Meilleur dicipline des enfants 
  2. Plus de liberté de décision et d'action de l'éducateur, notamment la prise en compte de ses remarques, retours dans le choix de l'école sont importants. 
  3. Taille de classe plus petite (le cas échéant) 
  4. Charge réduite de travail (le cas échéant) 

En plus de ces points, des points plus généraux comme les opportunités de développement professionnel, de formation, La proximité du village d'origine  … sont importants.

(Collins,1999) indique que l'une des approches intéressantes pour recruter et retenir les enseignants dans ces milieux ruraux est le "grow-your-own", c'est à dire encourager les étudiants de communautés rurales à devenir enseignant dans leur propre village. Le travail commence alors au niveau du lycée par identifier les candidats ayant les bonnes compétences pour les motiver à envisager une carrière d'enseignant rural. Ainsi le club "Future Teachers America" encourrage les jeunes étudiants à envisager un carrière d'enseignant dans leur village natal après leur diplôme.

Afin d'encourrager les enseignants à s'installer dans le milieu rurale, des incentives importantes sont mises en place, comme :

  1. Primes et avantages salariaux  (Argentine : 80% du salaire de base, Nepal : 100% du salaire de base, Philippine : 25%, en Costa Rica, Egypte, Guyane, Honduras, Jamaique, Lybie,  Mexique, Venezuella)
  2. Formation spécifique (Bangladesh, Colombie, Mexique, Nicaragua, Venezuella)
  3. Avantage sur les retraites (Costa Rica)
  4. Avantages sur la carrière : Accélération de l'avancement, choix d'affectation … (Egypte, Guyane, Honduras)
  5. Logement offert, accès à la propriété (Iraq, Mexique, Pakistan: foyer pour femmes, Sierra Leone, Senegal, Syrie, Zimbabwe )
  6. Création de réseaux d'enseignants et opportunités de rencontre et échange (Mali et autres).

Selon (Howley & Howley, B., 2005), bien que certaines de ces mesures soient bien conçues en réponse à des besoins identifiés des éducateurs et en fonction des contextes des pays, l'efficacité de ces mesures reste fondée sur des hypothèses théoriques sur le comportement et les priorités de l'éducateur qui ne sont pas prouvées empiriquement. 

D'autres pays, en prise avec ces difficultés ont aussi recours à des stratégies différentes comme :

  1. Le recrutement d'enseignants locaux même moins qualifiés (Sargent & Hannum, 2005)
  2. Une prime par élève pour les initiatives d'écoles privées rurales (Collins,1999), il peut s'agir de jeunes femmes du village qui enseignent,  des fois chez elles, quelques enfants pour une somme modique.

Au delà de ces mesures, il semble selon (Collins,1999) qu'une forte implication dans la vie scolaire et culturelle de la communauté cible contribue à augmenter les chances de rester. Certains enseignants de milieu rural peuvent aussi maintenir une double activité d'enseignement et de travail de la terre. Même si l'expérience peut être éprouvante, leur niveau d'éducation leur permet de s'améliorer dans leur pratique.

En synthèses, les difficultés rencontrées par les enseignants en milieu rural sont réelles et multiples, ce qui rend leur recrutement et rétention plus délicats. En réponse à ses difficultés des approches d'encouragement tout aussi diverses ont été mises en place, aussi bien que des approches d'accompagnement à plus long terme pour développer au sein de la communauté même la ressource à même de prendre en charge la mission d'enseignement. Pour la suite, cette revue demande certainement à être complétée par une revue des études empiriques sur l'efficacité des différentes approches.

Lecture dans « Hooked » : La démarche pour rendre accros des Appli Smartphone

La psychologie de la dépendance, appliquée aux Applis

Être "accroc" a son téléphone est ce qui nous prend des fois quand nous ouvrons spontanément nos téléphones pour y passer plusieurs minutes sans avoir d'objectif précis ou savoir pourquoi. Ou comme dit l'auteur, c'est ce qui conduit certains à regarder leur Smartphone le matin avant de dire bonjour à leurs bien-aimés.

Réussir à mettre l'utilisateur dans cet état est pour les éditeurs d'application un Graal procurant divers avantages dont la fidélité et la propension plus élevée à payer des services. Ce livre analyse cet état de dépendance vis à vis des applications en faisant référence à des recherches en psychologie, ethnologie … pour aller chercher au plus profond de la psychologie humaine et de ses prédispositions génétiques comment le rendre accroc.

Se voulant comme guide pour les Startup Technologiques, le livre définit et détaille un modèle simple appelé le "Hook Model" (Le modèle du crochet ou de l'hameçon)  qui est un cycle d'activité sensé faire naitre le comportement Accroc chez l'utilisateur. Il montre ainsi plusieurs exemple sur comment 7des applications et des jeux vidéos sont conçus pour rendre accroc et comment nous tombons dans le piège. Reconnaissant que ll'approche est à limite entre le Design et la Manipulation, l'auteur propose une chapitre pour pour réfléchir sur l'éthique de la démarche.

Ce livre peut se lire sous l'angle d'apprendre comment concevoir des applications Smartphone qui rendent accroc, mais il est plus riche à lire sous un autre angle : Celui de mieux nous connaitre et connaître comment, inconsciemment, nous interagissons avec la technologies et nous développons de nouvelles habitudes. A nous d'en faire des habitudes positives ou négatives. 

Le Modèle de l'Hameçon (Hook Model)

Naturellement, certains déclencheurs provoquent des réactions de notre part : Quand le téléphone sonne nous régissons en répondant à l'appel. Ce genre de déclancheurs sont appelés des déclencheurs externes  (external Triggers). 

Les entreprises qui souhaitent rendre une application addictive cherchent à associer l'utilisation de leur application à déclancheurs internes, souvent inconsients. Par exemple:

Crainte d'oublier une tache ou une idée    
Noter dans Evernote  
Peur de laisser fuir l'instant présent 
Prendre une photo instagram
Besoin de lien social
Ouvrir facebook

Le modèle de l'hameçon est un cycle en 4 etapes qu'une application va faire parcourir à l'utilisateur un certain nombre de fois pour associer le déclencheur interne voulu à l'utilisation de l'application, comme une sorte d'entrainement  C'est étapes sont : 

  1. Tout d'abord le déclencheur qui est en un premier temps externe : sonnerie, reception d'e-mail … Le but étant qu'il devienne interne à un moment. Le livre donne l'exemple de cette application de gestion de tâches qui détecte les réuni nos de l'utilisateur dans son agenda. Elle lui envoie, en fin de réunion un message pour lui proposer de notre ses idées et tâches. Pourquoi ? Parce que, en fin d'une réunion riche on sent le besoin d'organiser des tâches et des idées, avec une crainte de rater des points importants. C'est cette émotion que l'éditeur de l:'application veut connecter à son application. Au bout d'un certain nombre de répétition l'utilisateur sera conditionné à ouvrir l'application à chaque fois qu'il se sent confus.

  2. Ensuite viens le temps de l'action.

  3. Ensuite l'action donne lieu à une récompense (Reward ). Cette partie se base sur les études menées en neurologie et psychologie sur l'addiction, notamment aux jeux d'argent. En résumé. Ce qui provoque l'efusion d'hormones du plaisir dans le cerveau n'est pas l'obtention d'un objet désiré mais l'attente impatiente de cet objet. Provoquer de façon reccurente une telle sensation crée un comportement addictif. Si l'action donnait lieu en permanence à la même récompense, l'utilisateur s'habitue et n'a plus cette attente de la récompense. Par contre il suffit que cette récompense soit rendue aléatoire pour que le comportement addictif commence à se mettre en place. Par exemple :  quand on ouvre sa boîte mail on ne sait pas combien de nouveaux mails on a, qui nous a écrit . ..

  4. Ensuite vientviens la phase d'investissement

Pour boucler la boucle un nouveau déclencheur doit amener l'utilisateur refaire un cycle action/recompense/investissement . 

Affinity Estimating : Une réunion structurée pour estimer les tailles de User Story en projet Agile

affinitye

En projet Agile, toute la planification se base sur l’estimation de la taille des User Story. Par ailleurs, la construction d’itérations équilibrées nécessite d’avoir des Story de taille suffisement petite. Quand le Product Backlog contient plusieurs dizaines voir quelques centaines de Story, estimer ces Story peut prendre un temps conséquent pour l’équipe. L’Affinity Estimating est une réunion structurée qui peut permettre, dans l’espace de 2 ou 3 heures de définir les tailles des Story d’un backlog de taille conséquente.

Qui doit participer ?

L’équipe, le Coach ainsi que le Product Owner et d’éventuels utilisateurs ou parties prenantes doivent être présentes. Les personnes présente du coté du Product Owner doivent connaître les Product Backlog suffisamment pour pouvoir donner à l’équipe les détails nécessaires.

Quelle durée ?

Une durée entre 2 à 3 heures doit être prévue.

Autres préparatifs

Les User Story du Product Backlog doivent être disponibles sous forme de cartes que l’on peut accrocher et déplacer sur un mur ou un tableau. Sur le tableau ou le mur de travail, une extrémité est marquée « Petite Story », et l’autre « Grande Story », de façon à ce que l’équipe identifie l’ordre dans lequel les Story sont sensées être triées. Par example, de gauche à droite de la plus petite à la plus grande.

Les étapes de la réunion

Chapter 1. Etape 1 : Classification silencieuse

Le Product Owner fournit à l’équipe le Product Backlog par Packet à l’équipe. Les membres de l’équipes vont placer et déplacer les Story sur le mur une à une dans l’ordre de taille. Pendant cette exercice l’équipe ne discute pas entre elle, cependant elle peut obtenir de la part du Prodcut Owner ou des utilisateurs les clarifications nécessaires sur les Story. Cette étape se termine quand plus personne n’a envie de bouger des Story. Elle peut aussi être « Time-boxée », c’est à dire avoir une durée maximale pré-determinée, afin de maîtriser le temps de réunion. Une telle timebox peut être par exemple d’une heure.

Chapter 2. Etape 2 : Discussion de l’équipe

A cette étape, chaque membre de l’équipe peux changer l’ordre des Story sur le tableau mais doit pour cela en discuter et le justifier auprès de ses collègues. Cette étape se termine quand plus personne n’a envie de bouger des Story.

Chapter 3. Etape 3 : Mise en boite

Des colonnes sont tracées sur le tableau pour grouper les User Story par taille, chaque groupe ainsi crée contient les Story de la même taille dans l’échelle. L’échelle est celle définie par l’équipe, classiquement :

  • La suite de fibonacci : 1; 2; 3; 5; 8; 13 …
  • Les tailles : XS, S, M, L, XL
  • Deux puissance N : 2, 4, 8, 16 …

Chapter 4. Etape 4 : Intervention du Product Owner et utilisateurs

L’équipe peut prendre une pause pendant que le Product Owner et autres utilisateurs présents marquent les Story dont il souhaitent rediscuter l’estimation avec une marque ou une couleur particulière.

Chapter 5. Etape 5 : Discussion avec le Product Owner

L’équipe et le Product Owner se concentrent sur les Story les plus prioritaires pour affiner ou confirmer la première estimation de taille.

Finalisation

Au bout de cette étapes les Stories du Product Product backlog on été triées et ont une taille associée. Certaines peuvent rester trop floues pour être estimées, elles nécessiteront par exemple un « Spike », c’est à dire une étude exploratoire de 1 ou 2 jours pendant une itération, afin de lever les incertitudes et donner une estimation. D’autres seront d’une taille trop grosses pour être incluse dans une itération et devront être détaillées par le Product Backlog en plusieurs « Story » plus petites.

Introduction à Running Lean : une méthode pour lancer sa Startup

Il existe plusieurs guides du type « comment faire une étude de marché », pour les Startups ces méthodes sont inadaptées et se transforment rapidement en méthode pour produire de la paprasse pour faire plaisir aux partenaires et investisseurs.
Les méthodes du Lean Startup et Running Lean en particulier se positionnent à l’opposé : c’est des démarches spécifiquement adaptées aux Startups conscientes que leur existence se justifie principalement par leur capacité à apporter des réponses pertinentes à des problèmes que vivent leurs clients.

Running Lean

Basée sur les pratiques du Lean Startup, la méthode Running Lean a été inventée et développée par Ash Maurya. Alors que les méthodes d’étude de marché pré-supposent que le produit est déjà défini, Running Lean met les entrepreneurs dans une démarche d’apprentissage qui développe leur produit en parallèle du développement de leur connaissance du marché.

Le challenge d’une startup

Le succès selon Running Lean est de :

« Réussir à trouver un business qui fonctionne avant d’épuiser ses ressource »

Or l’e-commerce existait bien avant Amazon, le webmail bien avant Gmail et les réseaux sociaux bien avant Facebook ce n’est donc ni la technologie ni l’idée qui fait le succès d’une startup mais autre chose.
Appliquer Running Lean commence donc par se rendre compte de cette réalité et de se mettre à la recherche de ce « business qui fonctionne ».

Tout entrepreneur honnête est dès le départ convaincu qu’il a une bonne solution, avantageuse pour ses utilisateurs, mais ceci n’est malheureusement pas la condition d’un « business qui fonctionne ». La condition d’un « business qui fonctionne » est que suffisamment d’utilisateurs soient prêts à payer un prix convenable pour la solution proposée, cela nécessite que la solution résolve un problème qui « compte » pour l’utilisateur. D’ou la première Phase du développement d’une startup : le Problem / Solution fit.

Les phases de développement d’une startup selon Running Lean

La vie d’une Startup est découpée en 3 phases, à chaque phase l’entrepreneur concentre ses efforts sur un aspect différent de son entreprise :

  • Phase 1, « Problem/Solution fit » : La correspondance entre la solution qu’on souhaite apporter et les problèmes que vivent les clients supposés : est-ce que ce qu’on propose permet aux utilisateurs de résoudre un problème qui compte pour eux ?
  • Phase 2, « Product/Market fit » : La correspondance entre le produit et le marché : mes clients sont il prêts à utiliser ma solution dans des conditions financières acceptables pour moi ?. Lors de cette phase on cherche notamment à découvrir à quel point les utilisateurs sont prêts à payer un prix pour la solution.
  • Phase 3, « Scaling »: Le développement, c’est à dire mettre en place le nécessaire pour « vendre la solution en masse ».

Par exemple : Les méthodes d’étude de marché se concentrent sur des études quantitatives. Pour Running Lean, cette activité n’est pertinente qu’en fin de Phase 2 et en préparation de la Phase 3: il est trop risqué d’investir du temps et de l’argent sur des études de ce type avant d’avoir muri la reflexion sur la pertinence de sa solution et la viabilité de son produit.

La démarche d’apprentissage continu

80% des produits nouveaux échouent. Running Lean se base donc sur le principe que l’on va forcement se tromper au départ, de fait « quit a se tromper, autant se tromper les plutôt possible ». Aussi une démarche concrète de test est systématiquement présente à chaque étape :

  1. On écrit ses idées et hypothèses (en moins de 20 minutes en général)
  2. On identifie parmi ces point ce qui est flou ou simple supposition.
  3. On met en place le nécessaire pour le tester.
  4. On reboucle sur l’étape 1.

Pour permettre de rapidement décrire les aspects clé des idées de produit, Ash Maurya a conçu un tableau dérivé du Business Model Canvas qu’il a appelé Lean Canvas. Sur le lean canvas les aspects aussi bien stratégiques, techniques que commerciaux sont notés et en fonction de la Phase de développement de la startup, les tests se concentrerons certaines cases plutôt que d’autres.

Un avis sur la méthode

Il ne faut pas se tromper : le succès ne dépends pas d’une méthode, aussi rigoureux soit-on à l’appliquer, en contre partie, le succès se donne rarement à ceux qui ne se remettent pas en question et qui ne se mettent pas en posture d’apprendre de l’expérience des autres. Donc comme toujours : il faut lire le livre, il y a des choses intéressantes, se retrousser les manches, et tracer son propre chemin.

Les 3 symptômes des méthodes de gestion de projet inadaptées

Un outil de gestion de projet doit rester pour les membres de l’équipe un outil, et ne doit surtout pas devenir un fardeau. Bien souvent, ce n’est pas le cas et les équipes elles-mêmes ont du mal à diagnostiquer la situation. Ci dessous quelques signaux avant-courreurs qui devraient vous pousser à vous poser des questions sur les outils et méthodes que vous adoptez:

Symptome 1 : la multiplication des listes de taches

Quand l’outil de gestion de projet n’est pas suffisemment utile et pratique, les équipes commencent à multiplier les listes de taches à gauche et à droite. Cela peut se matérialiser entre autres par des liste de taches qui s’échangent dans des mails ou encore des fichiers de tableurs partagées en local ou sur le cloud.

Symptome 2 : la nécessité des relances pour la mise à jour.

La tenue à jour d’un outil se fait au fil de l’eau quand celui-ci est réellement utilisé pour s’organiser individuellement ou communiquer avec les autres. Quand ce n’est pas le cas, il y a toujours besoin de pousser pour tenir à jour le suivi, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Symptome 3 : la taches stagnantes

Personne ne porte d’intérêt réel à la pertinence du contenu d’un outil inutile. Des taches peuvent ainsi rester des mois sans avancer, tout simplement parce que personne ne les a comprises ou prises en compte, et ça ne les dérange pas le moins du monde que l’outil soit pollué d’informations périmée.

La solution qu’apporte Teamwall

S’inspirant des méthodes agiles Teamwall apporte une solution nouvelle en appliquant 3 principes simples :

  1. L’utilité : Un outil existe pour être utile à ses utilisateurs, Teamwall s’est donc concentré sur les fonctions qui aident les utilisateurs à s’organiser et à communiquer. Ainsi, pour s’organiser, chaque utilisateur peut facilement et rapidement identifier et gérer les taches qui le concernent. Et pour communiquer l’équipe partage en temps réel une vision sur l’état du projet et peut mener des standups efficaces même à distance.
  2. Le plaisir : L’utilisation de l’outil doit rester un plaisir : cela passe par le soin apporté à l’aspect visuel, par l’élimination des formulaires complexes au profits de textes simples éventuellement taggés et par des fonctions pratiques comme le partage des fichiers par glisser/déposer et l’interaction en temps réel.
  3. La souplesse : C’est l’utilisateur qui adapte son outil à ses besoin et non pas l’outil qui contraint l’utilisateur à son processus. Ainsi, dans Teamwall les utilisateurs peuvent en quelques clics créer des tableaux de notes privés, les personnaliser puis les partager, les adapter ou les retirer en fonction des besoins. Ce la permet de garder l’outil de gestion en cohérence avec les pratiques de l’équipe et de gérer les multiples micro plans d’action qui accompagnent souvent un projet.